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Histoires · 25 octobre 2026 · 3 min de lecture

Monter une enquête YouTube : trois vidéos pour BUDY

Une enquête sur YouTube, ça ressemble à un petit film : une question de départ, des pistes, des impasses, et une réponse qu’on garde pour la fin. Pour la chaîne BUDY, nous avons monté trois de ces enquêtes, publiées entre fin mai et début août 2026.

Trois vidéos, trois histoires

La première raconte le phénomène Clavicular (« J’ai enquêté sur le streamer le plus dangereux d’internet »), publiée à la fin mai. La deuxième suit l’application Pump fun go (« J’ai enquêté sur l’application la plus dangereuse d’internet »), fin juin. La troisième, début août, revient sur la trajectoire du streamer Sardoche (« La chute libre de Sardoche »). Le format est le même, les sujets sont très différents, et c’est justement ce qui rend le montage intéressant.

Ce qui change quand on monte une enquête

Dans un vlog, on suit une personne. Dans une enquête, on suit une question. Chaque séquence doit répondre à un « et alors ? » que le spectateur se pose. Si on perd ce fil, la vidéo devient une suite d’extraits. Nous passons donc beaucoup de temps avant même de toucher à l’image : relire le script, repérer les moments où l’attention risque de baisser, décider où l’on prend un peu d’air.

Nous ne sommes pas sur les lieux de tournage : BUDY et son équipe font les plans, nous les montons. Autrement dit, nous travaillons à partir de ce qu’on nous envoie, sans avoir vécu la prise de vue, et il faut tout comprendre à travers les rushs.

Les images qui ne nous appartiennent pas

Une enquête s’appuie sur des archives : extraits de streams, captures, articles. Les intégrer sans les subir, c’est un vrai savoir-faire : cadrer, ralentir, souligner, sourcer à l’écran, pour que le spectateur comprenne d’où vient chaque information.

Un point de vue assumé

Ces deux enquêtes sur des streamers ne sont pas neutres, et nous non plus. Nous sommes de gauche, nous ne nous en cachons pas, et nous avons monté ces vidéos en connaissance de cause. À notre avis, Sardoche est dangereux, par les idées qu’il défend et que nous jugeons racistes et fascistes. À notre avis aussi, Clavicular est dangereux, par son discours masculiniste dont il est devenu l’un des porte-drapeaux. Ce sont nos opinions, et nous les présentons comme telles : les vidéos exposent les faits, nous donnons notre lecture.

Les trois vidéos sont dans notre portfolio.

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