Monter une enquête YouTube : trois vidéos pour BUDY
Une enquête sur YouTube, ça ressemble à un petit film : une question de départ, des pistes, des impasses, et une réponse qu’on garde pour la fin. Pour la chaîne BUDY, nous avons monté trois de ces enquêtes, publiées entre fin mai et début août 2026.
Trois vidéos, trois histoires
La première raconte le phénomène Clavicular (« J’ai enquêté sur le streamer le plus dangereux d’internet »), publiée à la fin mai. La deuxième suit l’application Pump fun go (« J’ai enquêté sur l’application la plus dangereuse d’internet »), fin juin. La troisième, début août, revient sur la trajectoire du streamer Sardoche (« La chute libre de Sardoche »). Le format est le même, les sujets sont très différents, et c’est justement ce qui rend le montage intéressant.
Ce qui change quand on monte une enquête
Dans un vlog, on suit une personne. Dans une enquête, on suit une question. Chaque séquence doit répondre à un « et alors ? » que le spectateur se pose. Si on perd ce fil, la vidéo devient une suite d’extraits. Nous passons donc beaucoup de temps avant même de toucher à l’image : relire le script, repérer les moments où l’attention risque de baisser, décider où l’on prend un peu d’air.
Nous ne sommes pas sur les lieux de tournage : BUDY et son équipe font les plans, nous les montons. Autrement dit, nous travaillons à partir de ce qu’on nous envoie, sans avoir vécu la prise de vue, et il faut tout comprendre à travers les rushs.
Les images qui ne nous appartiennent pas
Une enquête s’appuie sur des archives : extraits de streams, captures, articles. Les intégrer sans les subir, c’est un vrai savoir-faire : cadrer, ralentir, souligner, sourcer à l’écran, pour que le spectateur comprenne d’où vient chaque information.
Un point de vue assumé
Ces deux enquêtes sur des streamers ne sont pas neutres, et nous non plus. Nous sommes de gauche, nous ne nous en cachons pas, et nous avons monté ces vidéos en connaissance de cause. À notre avis, Sardoche est dangereux, par les idées qu’il défend et que nous jugeons racistes et fascistes. À notre avis aussi, Clavicular est dangereux, par son discours masculiniste dont il est devenu l’un des porte-drapeaux. Ce sont nos opinions, et nous les présentons comme telles : les vidéos exposent les faits, nous donnons notre lecture.
Les trois vidéos sont dans notre portfolio.
Henry Tran et Netflix : quand une plateforme confie ses programmes à un créateur
Réagir à une série en ligne, ça a longtemps été marcher sur un fil. Un extrait de trop, une musique mal choisie, et la vidéo risquait de disparaître sous une réclamation de droits d’auteur. Henry Tran a choisi de régler le problème à la racine : il est allé voir Netflix. Nous montons ses vidéos. Dans le courant de l’année 2025, le créateur Terracid, du duo Wankil, fait un appel à la communauté pour trouver de nouveaux monteurs. En échange d’un montage de 5 minutes, il juge et note les montages. La liste des notes a fini sur Twitter et j’ai été approché par l’équipe de Henry Tran suite à cela. Je suis maintenant l’un des deux monteurs de Henry Tran pour la chaîne VOD.
L’annonce
Henry l’a annoncée sur sa chaîne, avec son humour habituel. Se présentant, pince-sans-rire, comme un « homme d’affaires », il raconte avoir négocié avec Netflix et obtenu officiellement les droits de diffusion de la série 100% Physique, avec en prime la possibilité d’en faire des « best of » sur YouTube. Il conclut par un « Merci Netflix » qui dit tout de sa joie.
Ce qui a suivi
Cet accord a ouvert la porte à de nombreuses vidéos sur différentes émissions Netflix. D’après les statistiques de la chaîne, elles rassemblent en moyenne environ 130 000 spectateurs chacune. Les conditions précises de l’accord appartiennent à Henry et à Netflix, nous ne les connaissons pas : nous ne racontons que ce que nous voyons depuis la salle de montage.
Ce que nous montons pour lui
Deux séries de vidéos, jusqu’ici. D’abord L’épreuve du diable : au moins dix épisodes publiés entre juin et août 2026, que Henry découvre face caméra. Ensuite 100% Physique, dont les épisodes s’étalent de la fin novembre 2025 à février 2026 pour la première vague. Dans les deux cas, la mention « en collaboration avec Netflix » n’est pas un détail : elle décide de ce que nous pouvons montrer, et de la façon dont nous le montrons.
Monter une réaction, c’est raconter deux histoires à la fois
Il y a l’histoire de l’émission, et il y a celle de la personne qui la regarde. Si on ne montre que l’émission, on fait du replay. Si on ne montre que le visage de Henry, on perd tout le monde. Le travail consiste à passer de l’un à l’autre au bon moment : laisser une scène respirer, couper juste avant la réaction, garder le silence quand il vaut mieux que le commentaire.
Ce que ça change pour un monteur
Travailler avec un cadre de droits clair, c’est travailler plus tranquille. Plus de peur de la réclamation de dernière minute, plus de vidéo en ligne puis retirée trois jours après. En contrepartie, il y a des règles du jeu fixées avec l’ayant droit. Le but de tout ça, c’est de permettre aux vieux de regarder un épisode après le travail sans se prendre la tête et de profiter d’une émission palpitante gratuitement.
Les vidéos de Henry Tran que nous avons montées sont à voir dans notre portfolio.
50Factory : tutos, publicités TV, cinéma et radio pour une marque de pièces deux-roues
Il y a des jobs où l’on apprend vite, parce qu’on n’a pas le choix. Chez 50Factory, j’ai été engagés comme cadreur et monteur : un seul poste, mais derrière, de quoi faire le tour du métier.
Tout filmer, tout monter
Nous nous occupions du tournage et du montage de tous les tutoriels de l’entreprise : comment monter une pièce, comment l’entretenir, ce qu’il faut savoir avant d’acheter. Une vidéo de tuto a une règle simple : si le spectateur doit remettre en pause pour comprendre, c’est raté. Nous avons aussi réalisé de nombreux tests de produits en vidéo, des produits que l’entreprise vendait, ce qui demande une honnêteté qu’on n’imagine pas toujours : une vidéo qui présente un produit comme parfait ne convainc personne.
Les publicités : télévision, cinéma, radio
C’est aussi chez 50Factory que nous avons réalisé des publicités passées sur France 3 et sur L’Équipe, au cinéma et à la radio. Trois écrans, un son à part, trois contraintes. À la télévision, la publicité a un cadre précis : durée, volume sonore mesuré selon une norme (en Europe, la recommandation R128), livraison dans le format que demande la régie. Au cinéma, l’image est projetée sur grand écran dans une salle sombre : le moindre défaut d’étalonnage ou de définition se voit. À la radio, tout se joue au son.
Le salon de la Mob
Nous avons aussi couvert le salon de la Mob : des journées longues, beaucoup de monde, peu de temps pour installer la caméra, et des images à sortir vite.
Ce que nous en retenons
Ce travail nous a appris la rigueur. Quand une publicité passe à la télévision, il n’y a pas de seconde chance. Nous retrouvons aujourd’hui cette exigence sur chaque projet, des films d’entreprise aux vidéos pour des créateurs.
Nos tarifs pour la publicité sont indiqués sur la page Nos tarifs.
