DJI : l’histoire d’une marque née dans une chambre d’étudiant

Presque tout ce que nous utilisons pour filmer du dessus, ou en mouvement, vient d’une même entreprise : DJI. Notre caméra Ronin 4D, nos drones Mini 4 Pro et Inspire 2. Une marque que l’on croit connaître, mais dont l’histoire est plus récente qu’on ne l’imagine.

2006 : un projet d’étudiant

DJI est fondée le 18 janvier 2006 par Frank Wang, qui monte l’entreprise depuis sa chambre d’étudiant à l’université des sciences et technologies de Hong Kong, avec deux camarades. Rien ne laisse alors deviner que l’entreprise deviendra, quinze ans plus tard, la référence du drone de loisir et de cinéma.

2013-2016 : le drone devient accessible

En 2013, le Phantom met un drone prêt à voler entre les mains de tout le monde. En novembre 2014 arrive l’Inspire 1, qui vise déjà la qualité d’image des professionnels. Le Mavic suit en 2016, et en novembre de la même année l’Inspire 2, que nous utilisons encore.

2017 : la caméra s’installe dans le ciel

Le 11 octobre 2017, DJI présente la Zenmuse X7, qu’elle décrit comme la première caméra de cinéma à capteur Super 35 conçue pour la prise de vue aérienne. Elle se monte sur l’Inspire 2 et enregistre en 6K RAW jusqu’à 30 images par seconde. C’est cette combinaison que nous proposons.

2021-2023 : du ciel au sol, puis au plus petit

Le 20 octobre 2021, DJI annonce la Ronin 4D, une caméra de cinéma avec stabilisation sur quatre axes. Deux ans plus tard, le 25 septembre 2023, sort le Mini 4 Pro, un drone de moins de 250 grammes, à l’opposé de l’Inspire 2 par la taille mais pas par l’ambition. Pour moi, DJI représente une nouvelle génération de caméra et de matériel, avec un regard nouveau.

Pour la suite : notre caméra, puis nos drones.

Notre caméra : la DJI Ronin 4D 6K

Une caméra de cinéma, c’est lourd, c’est compliqué, et ça demande généralement une équipe. La Ronin 4D de DJI essaie de réunir la caméra, le stabilisateur et la mise au point dans un seul appareil. Nous travaillons avec le modèle 6K. Voici ce qu’elle apporte, et pourquoi nous l’avons choisie.

Ce qu’elle contient

DJI l’a présentée le 20 octobre 2021 ; le modèle 6K a commencé à être livré en février 2022. Elle embarque un capteur plein format (le Zenmuse X9), une stabilisation sur quatre axes, et un système de mise au point par LiDAR, un télémètre laser qui mesure la distance avec le sujet. Elle propose aussi une transmission vidéo sans fil, pour que le réalisateur ou le client puisse suivre l’image en direct sur un moniteur.

Le quatrième axe, c’est surtout un gain de souplesse

La plupart des stabilisateurs corrigent trois mouvements : gauche-droite, haut-bas, inclinaison. Le quatrième axe de la Ronin 4D compense aussi les secousses verticales, comme celles d’un pas de marche. Résultat : un travelling à pied peut s’approcher d’un travelling sur rail. La Maif m’a personnellement loué la caméra pour un tournage avec fixation sur véhicule, grâce au système Tilta

La mise au point, la partie qui rassure

Quand on filme un sujet qui bouge dans une lumière basse, le point peut filer. Le LiDAR lit l’ensemble de la scène et pas seulement le centre de l’image.

Pourquoi nous l’avons choisie

Cette caméra est aussi proposée à la location : voir le matériel.

Nos drones : le Mini 4 Pro et l’Inspire 2 avec Zenmuse X7

Nous filmons de haut avec deux drones qui n’ont presque rien en commun. L’un tient dans une main, l’autre demande un vrai plan de vol. C’est justement pour cela que nous avons les deux.

Le Mini 4 Pro, le drone qui passe partout

Sorti le 25 septembre 2023, le DJI Mini 4 Pro pèse moins de 250 grammes. Il filme en 4K jusqu’à 100 images par seconde, ce qui permet des ralentis propres, et propose un mode colorimétrique qui garde de la matière pour l’étalonnage. Un drone de cette taille se glisse dans un sac et se sort en trente secondes, même sur un parking de mariage.

L’Inspire 2 avec Zenmuse X7, quand l’image doit tenir sur grand écran

L’Inspire 2, annoncé en novembre 2016, est le drone de cinéma de DJI. Associé à la Zenmuse X7, sortie en octobre 2017, il enregistre en 6K RAW avec un capteur Super 35, c’est-à-dire la taille de capteur des caméras de cinéma. C’est le matériel que l’on choisit quand la vidéo sera projetée sur un grand écran, ou qu’elle doit s’étalonner comme un plan de film.

Un pilote formé et déclaré

Voler n’est pas libre partout. Notre pilote est titulaire de l’attestation européenne A1/A3 (catégorie « ouverte ») depuis 2022. Pour une mission qui sortirait de ce cadre, nous vous le disons avant de promettre quoi que ce soit

Pour un tournage avec drone : notre page prises de vue aériennes.

RØDE et notre micro : pourquoi le son fait la moitié de la vidéo

Un spectateur pardonne une image un peu moyenne. Il ne pardonne presque jamais un son mauvais. C’est vieux comme le cinéma, et c’est la raison pour laquelle nous prenons autant de soin du micro que de la caméra. Le nôtre : un RØDE NTG4+.

RØDE, une histoire australienne

L’entreprise naît à Sydney en 1967 sous le nom de Freedman Electronics, créée par Henry et Astrid Freedman, deux Suédois immigrés en Australie. Elle fabrique d’abord des haut-parleurs et des amplificateurs. La marque RØDE apparaît vers 1990, quand leur fils Peter Freedman se lance dans le micro de studio. Son NT1 est devenu l’un des micros les plus vendus au monde, et la marque s’est ensuite étendue aux micros de caméra et aux systèmes sans fil.

Notre micro : le NTG4+

C’est un micro canon à condensateur, de directivité supercardioïde : il capte ce qui est devant lui et atténue ce qui vient des côtés, ce qui aide pour une interview ou un reportage où l’on ne contrôle pas le bruit autour. Il fonctionne sur une batterie interne rechargeable en USB, d’une autonomie annoncée à plus de 150 heures par RØDE, ou en alimentation fantôme 48 V. Trois commandes sur le corps : un filtre coupe-bas, un boost des aigus (qui compense l’effet d’une bonnette en mousse) et un atténuateur de 10 dB. Sortie XLR, 176 grammes : il se tient au bout d’une perche sans fatiguer le bras.

Nous le proposons aussi à la location, avec perche de 3 mètres, Blimp, bonnette poilue et bonnette en mousse, d’après notre fiche de location.

Ce que le micro change vraiment

Un micro mal placé, c’est une prise perdue. Un micro bien placé, c’est un montage plus rapide, moins de retouches, et une voix qu’on a envie d’écouter.

Pour la prise de son à la location : matériel disponible.